Voeux aux élus de la circonscription – Aérocampus de Latresnes

Des voeux innovants, cette année : tous les élus de la circonscription étaient invités à 8h00 à l’Aérocampus de Latresnes. Deux heures durant, après un discours de Mme la députée (voir ci-après) c’était le temps des questions/réponses.

Parmi les interrogations des élus : le dégrèvement de la taxe d’habitation, le transport du quotidien, le logement et la loi SRU…

Des élus satisfaits, prêts à renouveler l’expérience sur des thématiques précises. Dés mars 2018, un autre petit déjeuner, mais cette fois, dans le sud de la circonscription.

 

Le discours de Christelle Dubos.

 

Mesdames et messieurs les élus,

Chers amis

Je voudrai,s tout d’abord vous remercier pour votre présence matinale. Je sais, l’usage est plutôt en soirée, mais j’ai souhaité, cette année innover et aussi, trouver une place dans un calendrier très chargé. Je voudrais remercier, aussi, Jérôme Verchave, notre hôte, pour nous avoir ouvert les portes de l’Aérocampus de si bon matin.

Premiers vœux, premier bilan, première prospective.

Depuis le début du mois, j’introduis mes vœux par cette formule « Quel chemin parcouru ! ».

Si d’ordinaire j’évoque ainsi mon parcours personnel, je voudrais aujourd’hui revenir sur cette formidable année 2017 ou, en France, tout a basculé.

 

Une présidence de la république, habituellement réservée à des caciques chevronnés et qui s’est offerte à un jeune homme de 39 ans qui avait créé un mouvement seulement un an auparavant.

Des partis traditionnels qui se partageaient le pouvoir tel un pendule : tantôt à gauche, tantôt à droite, et qui se sont retrouvés disqualifié dès le premier tour du scrutin.

Et ce gouvernement, qui contre toute attente, rassemble des représentants de la droite, de la gauche, de la société civile, des femmes et des hommes à parité.

Puis, un mois plus tard, les Français donnaient à ce Président une majorité renouvelée comme jamais depuis 1958.

Conscients d’un système à bout de souffle, ils ont su faire le choix du renouvellement et de l’audace.

Et voilà, comment aujourd’hui, je me retrouve, ce matin devant vous mais surtout avec vous.

 

Comme vous avez pu en juger, le travail législatif a été intense l’année dernière. Je souhaiterais notamment évoquer les ordonnances sur le travail, la sortie de l’état d’urgence, mais aussi revenir sur quelques points essentiels des projets de loi de finances.

 

Concernant les ordonnances. Cette réforme fait le pari de la confiance et de l’intelligence collective des entreprises, des salariés et de leurs représentants. Je vais donc m’y attarder quelques instants.

Quatre axes clés structurent ces ordonnances :

  • Vous le savez les TPE/PME représentent 95% des entreprises et plus de la moitié des salariés en France.

Dans ces ordonnances, la priorité leur est enfin donnée.

Leur capacité de dialogue interne est simplifiée.

On ne gère pas une petite ou une moyenne entreprise comme une entreprise du CAC 40.

Nous les avons rassemblées à Pompignac, que nous ont-elles dit ? Il était temps. Il était temps de simplifier la manière de négocier ce qui les concerne : les horaires, les primes, le 13ème mois…

  • Le deuxième axe des ordonnances est le dialogue social.

L’entreprise est le niveau essentiel et elle est le bon niveau pour ce dialogue, mais il fallait simplifier pour le faciliter : c’est la fusion, par exemple, des différentes instances représentatives en un Conseil Social Économique.

Il s’agit de donner des capacités d’anticiper, de s’adapter de façon simple, rapide et sécurisée.

▪     Troisième axe des ordonnances : de nouveaux droits, de nouvelles protections pour les salariés. C’est le cas du télétravail qui aujourd’hui est encadré juridiquement et qui peut répondre à certaines problématiques de mobilité que nous connaissons malheureusement et qui est un sujet qui nous préoccupe toutes et tous.

La création du CSE dont j’ai parlé à l’instant permettra une vision plus stratégique de l’ensemble des sujets qui préoccupent les chefs d’entreprises, les salariés : je pense à l’égalité professionnelle, le handicap ou encore la formation. C’est enfin le cas des indemnités légales de licenciement qui augmentent de 25% ainsi que des procédures de reclassement plus transparentes et pus équitables.

▪     Quatrième axe et le dernier axe : de nouvelles garanties pour les syndicats et les élus du personnel. Les compétences acquises seront mieux reconnues et des moyens supplémentaires seront alloués.

Pour conclure sur ce sujet, je dirai qu’il est tout de même logique que les règles du jeu soient définies là où les salariés travaillent, en leur présence et avec les représentants qu’ils ont désignés.

Parce que sur ce sujet, il n’y a qu’un seul objectif qui nous anime : la croissance des entreprises, le bien-être de ses salariés, ces personnes qui font la richesse de vos, je dirais même de nos territoires.

 

Signée par le Président de la République le 1er novembre 2017, la sortie de l’état d’urgence n’a été possible qu’en trouvant un juste équilibre entre la préservation des libertés des Français et la nécessité d’une protection forte envers nos concitoyens.

Nous le savons, la menace terroriste est et sera toujours présente dorénavant.

Qu’il me soit permis de saluer, ici, les militaires en opération extérieures ainsi que les forces de gendarmerie qui sont en première ligne sur ce sujet. Je voudrais rappeler qu’en 2017, 8 gendarmes sont décédés dans l’exercice de leur fonction. Par leur engagement et par les risques qu’ils prennent pour nous protéger ils sont à leur manière des héros tout comme les sapeurs-pompiers qu’ils soient professionnels ou volontaires.

Nous vous souhaitons Mesdames et Messieurs les gendarmes et sapeurs-pompiers une bonne année 2018.

 

Je voudrais maintenant m’arrêter, un instant sur les projets de loi de finances 2017 et 2018.

Rapidement sur le budget 2017, vous le savez certainement, la mauvaise surprise est venue du trou de 5 Mds € laissés par le gouvernement précédent du fait de l’inconstitutionnalité de la taxe de 3% sur les dividendes des entreprises. Une fois cette perte compensée, le PLFR a permis de simplifier et de préciser, à partir du 01/10/2019, la mise en œuvre du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Le projet de finances de 2018.

Ah ! le PLF

Et bien c’est un budget de transformation et de pouvoir d’achat. Il traduit l’ambition du Président de la République de transformer notre modèle économique et à rendre du pouvoir d’achat aux Français.

Le budget 2018 est un budget juste qui redonne du pouvoir d’achat aux Français, avec :

  • La suppression progressive de la taxe d’habitation pour 80% des Français,
  • La baisse des cotisations sociales pour les salariés et les indépendants,
  • La revalorisation de la prime d’activité pour les travailleurs aux revenus modestes,
  • La hausse du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapés pour protéger les plus fragiles.

Toutes ces mesures, qui sont engagées dès cette année et qui seront mises en place progressivement, représenteront à l’issue du quinquennat un gain annuel de 1425 € pour un salarié au SMIC, soit l’équivalent d’un treizième mois.

Quant aux dispositions relatives aux entreprises et à la fiscalité du capital, elles ne sont pas faites pour favoriser les plus aisés, mais pour encourager l’investissement productif afin des créer des emplois et produire dans notre pays les richesses sans lesquelles il n’y a pas de redistribution possible.

La transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière (IFI) vise à envoyer ce signal clair. C’est un engagement pris par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle.

Alors, oui, je vous ai entendu, mesdames et messieurs, lors de nos rencontres, de vos vœux, exprimer vos craintes. Mais nous souhaitons que ces mesures fortes, annoncées durant les campagnes présidentielle et législative, soient mises en œuvre dès le début du quinquennat, car elles sont attendues par nos concitoyens.

Ce budget accompagne les transformations nécessaires à notre pays. Il opère des choix clairs : certaines missions et politiques sont en forte hausse, car répondant à des besoins soit nouveaux soit récurant, mais oubliés ou mis de côté. Je pense ici à l’Éducation, la Défense ou encore la Justice.

D’autres accompagnent des transformations structurelles comme la politique de l’emploi et la politique du logement, j’y reviendrai.

Je ne saurai terminer mon propos sur ce budget 2018 sans parler de la stabilisation et de la refondation des relations avec les collectivités locales : il n’y a pas de baisses de dotation.

La DGF sera stable et pour les 5 ans à venir, alors qu’elle avait connu une baisse constante depuis 20213. Les dotations de soutien à l’investissement local seront maintenues à un niveau exceptionnellement élevé de 1,8 Mds € soit le même montant qu’en 2016 et 77% de plus qu’il y a 3 ans. La DETR est aussi maintenue.

Alors, si l’art de la pédagogie est de répéter, alors, mesdames et messieurs, je vous le redis, il n’y aura pas de baisse de dotations.

 

Pour 2018, il nous reste à mener de belles réformes :  l’assurance-chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage. Elles se veulent le pendant « protection » de la réforme du Code du travail par ordonnances. Elles doivent aboutir à un projet de loi qui sera présenté au printemps 2018 au Parlement.

Le gouvernement veut rendre plus efficace la formation professionnelle et développer massivement l’offre d’apprentissage pour lutter contre le chômage des jeunes, en associant davantage les entreprises. Concernant l’assurance-chômage, l’exécutif veut l’ouvrir aux indépendants et, une fois tous les cinq ans, aux démissionnaires porteurs d’un projet.

 

Le projet de loi « Pacte » (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), porté par Bruno Le Maire est prévu pour avril 2018. Il s’agit de :

  • simplifier les règles de transmission,
  • favoriser l’accès au financement,
  • développer l’intéressement des salariés et
  • réformer l’objet social.

Cette démarche devrait faire grandir nos entreprises et leur permettre d’innover, d’exporter et créer des emplois, mais aussi de repenser la place des entreprises dans la société, et mieux associer les salariés à leurs résultats.

Le projet de loi sur « l’asile, l’immigration ET intégration » il vise à « mieux accueillir » les personnes relevant de l’asile, à « statuer rapidement sur leur cas, à mieux les intégrer ». Le texte entend notamment réduire les délais d’instruction de la demande d’asile, réduire également les délais de recours.

D’autres projets de loi sont annoncés pour le 1er semestre, notamment sur les conclusions des états généraux de l’alimentation, sur la politique du logement et l’aménagement numérique, sur les mobilités. Je souhaiterais les décliner dans notre circonscription, je vous en ai déjà parlé.

Mais je n’oublie pas mon cœur de métier Je suis membre du conseil d’administration d’une expérimentation « territoire zéro chômeur ».  J’ai aussi proposé de présider le groupe « inclusion économique et sociale » à l’Assemblée nationale et suivre la mise en œuvre des recommandations issues du Rapport de Monsieur Borello.

Cependant, le travail législatif ne serait rien sans le terrain, sans la rencontre des citoyens, des acteurs économiques et sociaux ou encore des partenaires que vous êtes, vous élus locaux.

Je voudrais, pour cela, vous faire part des belles et enrichissantes rencontres que j’ai faites depuis mon élection.

Mesdames et messieurs les maires, je vous ai rencontré lors de 7 réunions sur tout le territoire. J’ai invité les 156 maires de la circonscription et comme cela a été déjà le cas, je suis à votre disposition pour vous rencontrer individuellement et vous aider dans la réalisation de vos projets.

 

Sur des thématiques pour lesquelles j’ai des engagements nationaux, j’ai organisé des rencontres locales :

  • avec Orange et ENEDIS
  • avec les bailleurs sociaux publics et privés, les représentants des locataires, la fédération des promoteurs immobiliers et des artisans des métiers du bâtiment. Vous l’avez compris cela a été fait dans le cadre du Plan Logement sur lequel je travaille.
  • avec des agriculteurs, viticulteurs et leur syndicat. Des éleveurs, je pense aux Éleveurs Girondins, aux Jeunes Agriculteurs de Gironde… pour les États Généraux de l’Alimentation
  • avec les retraités et notamment la CFR, les associations d’anciens combattants,
  • avec le secteur santé et notamment le Centre de Soins du Réolais. Une rencontre qui m’a marquée, est celle avec premier employeur de la circonscription : l’hôpital de Cadillac qui gère l’ensemble du soin public du Sud Gironde, mais aussi la résidence du Clos Laffite et le château Rauzé de Cénac, sans oublier Handivillages de Camblanes.
  • avec les 2 missions locales de la circonscription, Pôle emploi, les représentants des entreprises d’insertion
  • avec le Pôle territorial d’Entre Deux Mers qui a su rassembler 6 intercommunalités et vous élus locaux,
  • avec des entreprises, à Pompignac, je l’ai évoqué à propos du dialogue social.

 

Toutes les initiatives méritent d’être expérimentées quand elles s’avèrent payantes

J’en oublie sûrement. Que tous soient remerciés pour le temps que vous avez consacré à ces rencontres. Elles me permettent, hors de tout clivage, de mieux appréhender les problématiques locales, les difficultés que vous rencontrez et m’aident dans la préparation, la fabrication, l’amendement, mais aussi le contrôle de la loi.

 

Je voudrais vous dire que je reste à l’écoute de toutes et tous, à votre écoute, avec mon équipe, des difficultés, des projets qui sont les vôtres.

Que je continuerai à mettre tout en œuvre pour vous accompagner dans votre quotidien et dans votre avenir.

 

Permettez-moi de faire un aparté sur vous, élus des communes et des communautés de communes, sur vous, personnels communaux et intercommunaux qui les accompagnez. Je n’ai pu, mesdames et messieurs les maires, mesdames et messieurs les Présidents, répondre à toutes les invitations de voeux que vous m’avez adressées.

Les voeux auxquels j’ai pu assister m’ont permis toutefois de mesurer les réalisations et les projets réalisés par chacun. Je voudrais remercier les équipes municipales pour avoir mené les réunions, commissions et conseils avec autant d’énergie et de réussites. On évoque souvent les 35.000 communes françaises et les 1.300 EPCI, mais rarement les 510.000 conseillers municipaux et 64.000 conseillers communautaires, pour la plupart, bénévoles. Je vous remercie très chaleureusement de vos vœux et vous adresse à mon tour, mes vœux de bonheur dans votre vie personnelle et professionnelle.

 

Au terme de cette intervention, je voudrais dire mon optimisme en l’avenir.

Mesdames et messieurs les élus, je suis assurée que l’ambition que nous portons pour ce territoire fondera la confiance et la bienveillance que nos concitoyens attendent.

Je crois en notre capacité de créer l’empathie afin que la résignation et l’angoisse du lendemain cèdent le pas à l’espérance et à la mobilisation des énergies.

Vous êtes des ENGAGÉS, des CONVAINCUS, merci de m’avoir accueillie parmi vous, je continuerai à tenir ma place.

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2018.

Je vous remercie.

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