Pose de la première pierre de l’abattoir du Groupement des Eleveurs Girondins

Le Groupement des Eleveurs Girondins rassemble 150 producteurs en Gironde et 70% sont des viticulteurs.

Ils ont su se différencier en créant l’IGP « agneau de Pauillac » et revalorisé ainsi le prix au kilo d’un tiers.

Pour la filière bovine, après la crise de la vache folle, ils ont réagit en créant une coopérative et un identifiant commun « Signature des Eleveurs girondins »

Ils ont raccourcit la filière de commercialisation en ouvrant 1, 2 puis 4 magasins. Aujourdh’ui, 60% de leur production passe par ces points de vente.

Fervents défenseurs des circuits courts, ils intègrent un peu plus en amont la filière, er créent, maintenant un abattoir. Leur dynamisme a généré des emplois passant ainsi de 6 à 50 personnes.

Ce parcours illustre de façon exemplaire certaines préconisations des Etats Généraux de l’Alimentation : la création de labels lisibles, la vente en circuit court et un nécessaire regroupement des producteurs.

Rassemblant représentants des consommateurs, des agriculteurs, des industriels, de la distribution et des ONG, les Etats généraux de l’alimentation se sont donnés en juillet 2017 pour objectif ambitieux de sortir la France de la crise agricole tout en amorçant la transition écologique.

C’est une transformation ambitieuse et profonde qui a été voulue par le Président de la République. C’est :

  • une agriculture qui permette aux producteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes,
  • une agriculture dynamique qui se projette dans l’avenir,
  • une agriculture qui prenne en compte, notamment, les enjeux sanitaires et environnementaux

Cette transformation doit apporter une sécurisation économique des agriculteurs avec notamment un renversement de la contractualisation c’est à dire la fixation de prix de vente à partir des coûts de revient du producteur.

Pour porter cette initiative et peser davantage dans la négociation, les producteurs doivent se regrouper (et c’est l’exemple qui est sous nos yeux).

L’Etat doit fixer les modalités de l’encadrement des promotions et relever le seuil de revente à perte

Les filières professionnelles ont répondu présent en bâtissant, à la demande du Président de la République, un plan de restructuration à cinq ans.  Ces plans de filières sont en cours d’examen.

La mobilisation du secteur agricole est la condition de la mise en place d’un plan d’investissement agricole de 5 milliards d’euros sur cinq ans financé par l’Etat.

Selon le calendrier annoncé par Emmanuel Macron, les différentes mesures entreront en vigueur par ordonnances au premier semestre 2018. Dans l’intervalle, une charte a été signée par 18 organisations et entreprises, symbole de l’engagement collectif, de la nécessité de travailler ensemble et de la volonté d’un changement de comportement, notamment dans le cadre des négociations commerciales.

Pour conclure, saluons une nouvelle fois la détermination et la réussite exemplaire du Groupement des Eleveurs Girondins. La vitalité de nos agriculteurs et leur capacité d’adaptation est exceptionnelle. Ce sont des exemples à suivre.

 

 

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