Communiqué de presse

L’édition Sud Gironde de Sud Ouest du 26 avril 2018 nous apprend que 6 conseillers départementaux Anne-Laure Fabre-Nadler, Jean- Marie Darmian, Marie-Claude Agullana, Guy Moréno, Christelle Guionie et Bernard Castagnet ont exprimé le souhait d’interroger publiquement mon vote en faveur du projet de loi asile-immigration lors d’une réunion citoyenne, que j’organisai le 26 avril à Monségur 
 
Quelques jours auparavant, par un « communiqué de presse » similaire sur Facebook, ces mêmes élus locaux me sommaient de justifier, lors de la réunion citoyenne de Sadirac, le vote de mes collègues députés « qui viennent de l’immigration », et mes affinités avec Gérard Collomb qui aurait employé les mots « d’invasion » et « submersion »… 
 
Peu impressionnée par ces gesticulations médiatiques, j’ai bien tenu les réunions de Sadirac et de Monségur. Ni à l’une ni à l’autre, ces « chevaliers de la rose » n’étaient présents. Serait-ce devenu une habitude des élus de cette collectivité territoriale ? Mes 4 vaines demandes de RDV faites au premier d’entre eux me le laisse à penser. Peut-être, dans un éclair de lucidité, avaient-ils jugé que finalement le copier/coller d’un hebdomadaire national ne constituait pas à lui seul un argumentaire sérieux ?  Mieux, l’avaient-ils lu ? L’un d’eux interrogé, ne semblait même pas au courant. Ou, plus simplement, cela n’est-il pas un moyen détourné de faire parler d’eux, faute de résultats concrets de la politique départementale sur les territoires ruraux ?
 
Confondre le ministre de l’Intérieur à un ex-candidat à l’élection présidentielle (rallié à l’extrême droite) poursuivi en justice pour avoir précisément utilisé le terme « d’invasion migratoire ». Simplifier les propos du ministre d’État qui relève la difficulté à gérer, pour certaines régions, la concentration de migrants en des points précis de territoire et par là, remettre en cause, sa volonté de mieux répartir l’accueil. Ce n’est pas sérieux. 
Et le pire, comme ce texte d’élus en dérive idéologiques l’écrivent, devoir justifier son choix politique, son vote public en regard de la naissance de ses parents, sa propre naissance. Ceci est nauséabond. Et, tout à coup, la rose devient bleue marine… 
 
Les citoyens étaient là. Avec l’écoute et la bienveillance propre aux démocrates, sans a priori de discours idéologique ni téléguidé ni prédéfini. 
 
Lors de ces 2 réunions, j’ai présenté la loi asile-immigration, la difficile situation des migrants aujourd‘hui, la nécessité d’une loi qui, gardant l’humanité nécessaire, permette d’étudier les demandes d’asile plus rapidement, se donne les moyens de mieux accueillir les réfugiés et permette de renvoyer les déboutés. J’ai expliqué l’éclaircissement, voulu par la majorité parlementaire, du « délit de solidarité » afin que les citoyens qui n’en tirent pas de contrepartie ne soient plus inquiétés. 
 
J’ai réaffirmé que la rétention administrative d’un enfant avec sa famille n’était pas acceptable même avec une durée moyenne actuelle de 37 heures. À la demande de cette même majorité, le gouvernement s’est engagé à mener des travaux importants dans les centres d’accueil et à limiter cette période, préalable administratif à un éloignement des familles déboutées. 
 
J’ai aussi fait le point sur la réforme ferroviaire qui a suscité, d’ailleurs davantage de questions, la réforme à venir de l’apprentissage, la formation et l’assurance chômage.  J’ai enfin parlé de la fierté d’être rapporteure de la loi ELAN (logement) qui sera présentée au parlement au début du mois de juin. Ce projet, fruit de 10 mois de concertation, répond à une attente forte des Français d’accéder à des logements de qualité et à un loyer modéré. 
 
La France a souhaité des réformes, c’est pour cela qu’une majorité de Français ont fait confiance à Emmanuel Macron et à cette nouvelle majorité. Nous sommes dans le temps de leur mise en œuvre.
Christelle Dubos
députée de Gironde

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